Portrait de chercheur : Barbara Garmy-Susini

07 mai 2024

Barbara Garmy-Susini est directrice de recherche à l’Inserm et co-dirige une équipe à l’institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires à Toulouse (I2MC). Elle y étudie plus particulièrement les régulations moléculaires et les dysfonctions du système lymphatique dans le cadre de pathologies cardio-vasculaires et plus particulièrement du lymphœdème. Elle a bénéficié d’un financement Equipe FRM pour 3 années.

Son parcours, ses recherches, mai aussi ses sources d’inspiration et motivation… décryptage d’une vocation.

Portrait

Parlez-nous de votre parcours

J’ai réalisé ma thèse à Toulouse sur les effets protecteurs des œstrogènes sur le système vasculaire. Puis je me suis intéressée au système lymphatique au cours de mon postdoctorat à San Diego en Californie. En rentrant en France, j’ai souhaité créer le premier laboratoire Inserm entièrement dédié au système lymphatique.

Je suis avant tout passionnée par la biologie. Au cours de ma 1ere année d’université, j’ai fait un stage dans un laboratoire Inserm et je m’y suis sentie chez moi. J’ai compris que c’était ce que je voulais vraiment faire.


Expliquez-nous votre projet de recherche

Nous travaillons sur une pathologie appelée lymphœdème ou éléphantiasis. Nous tentons de restaurer la fonction lymphatique dans le membre lésé à l’aide de la thérapie génique basée sur des vecteurs à ARN messager.

Mon objectif : trouver le premier traitement pour cette maladie qui touche près de 250 millions de personnes dans le monde.


En tant que chercheuse, quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Nous avons deux principales difficultés : trouver des financements et pérenniser les postes d’ingénieurs ou de techniciens car nous n’avons pas la possibilité de recruter. Nous devons former de nouvelles personnes tous les 3 ans.


À l'inverse, quel est votre meilleur souvenir ?

Le jour où j’ai obtenu le financement Européen H2020 Theralymph. On me donnait enfin les moyens d’aller jusqu’en clinique afin de tester ma thérapie sur les patients.


Qu’est-ce qui, selon vous, permet de fédérer une équipe de recherche derrière un objectif commun ?

Il faut une ligne directrice pour que toute l’équipe aille dans le même sens. Il est nécessaire d’impulser l’énergie même si c’est parfois épuisant.


Quel conseil donneriez-vous à un chercheur qui débute ?

De ne pas s’auto-inhiber.


Quelle œuvre ou personnalité vous inspire et vous guide au quotidien ?

J’ai beaucoup d’admiration pour les femmes qui ont fait changer les choses que ce soit en science ou en politique. Ce serait trop long de les citer.


En un mot, qu’est-ce que le soutien de la FRM vous a apporté ?

Sérénité