Fondation pour la Recherche Médicale

Cancer de la bouche, du nez et des sinus : un candidat médicament pour lutter contre l’agressivité des cellules tumorales.

cancer-bouche.png« Notre équipe a essayé de comprendre pourquoi les cellules du carcinome du nasopharynx (cancer de la bouche, du nez et des sinus) étaient si agressives. Nous avons mis en évidence le rôle des exosomes, des vésicules produites par les tumeurs, qui limitent la réponse immunitaire anticancéreuse de l’organisme et favorisent le processus tumoral. Nous avons synthétisé un candidat médicament susceptible de se fixer sur ces exosomes et de les neutraliser. Des tests précliniques sont en cours : nous espérons ainsi proposer un nouveau traitement contre ce cancer pour lequel il n’existe à ce jour aucune thérapie efficace. »

Nadira Delhem, Institut Pasteur, Lille

Cancer de la peau : un grand pas vers un traitement personnalisé du mélanome avancé.

melanome.png« Notre équipe a réalisé un grand pas vers le traitement personnalisé du mélanome avancé, cancer de la peau avec métastases. Nous avons découvert que certains paramètres immunitaires des patients pourraient améliorer leur réponse à la dacarbazine, une chimiothérapie couramment utilisée dans cette pathologie. Combiner un traitement qui stimule le système immunitaire à la chimiothérapie pourrait ainsi constituer un réel espoir face à ce cancer à très mauvais pronostic. »

François Ghiringhelli, Centre Georges-François Leclerc, Dijon

Infections nosocomiales* : découverte d’une molécule qui diminue la résistance des staphylocoques dorés à certains antibiotiques.

nosocomiales.png« Nous nous sommes intéressés aux éléments qui confèrent au staphylocoque doré, l’une des bactéries les plus impliquées dans les infections nosocomiales, une résistance aux antibiotiques usuels. Nos recherches nous ont permis de découvrir une molécule, SprX, qui diminuerait cette résistance. Nous avons déposé un brevet sur cette molécule, qui pourrait déboucher sur de nouveaux traitements. La lutte contre les infections nosocomiales constitue un véritable enjeu de santé publique, puisqu’elles touchent 5 % des personnes qui séjournent à l’hôpital. »
*infections associées aux soins, contractées au cours d'une hospitalisation.

Alex Eyraud, Laboratoire de Biochimie pharmaceutique, Rennes

Douleur : une thérapie cellulaire innovante dans le mal de dos.

douleur.png« Au cours de leur vie, on estime que 80 % des Français auront au moins une fois mal au dos. Dans 40 % des cas, ces douleurs sont dues à une dégénérescence naturelle des disques intervertébraux, véritables « coussins amortisseurs » situés entre les vertèbres. Nos travaux de recherche in vitro nous ont permis de transformer des cellules souches adipeuses (cellules souches issues des tissus graisseux) en cellules semblables à celles qui constituent le disque intervertébral. Les réinjecter dans les disques dégradés pourrait ainsi constituer une stratégie de traitement intéressante.»

Jérôme Guicheux, Laboratoire d’ingénierie ostéo-articulaire et dentaire, Nantes

Epilepsie et autres maladies neurologiques : une micropompe récemment mise au point pourrait permettre de délivrer des médicaments au cœur du cerveau

epilepsie.pngLes traitements sont inefficaces chez près de 20 % des patients épileptiques. Les molécules existantes peinent à atteindre les zones cérébrales en cause dans la maladie ; elles peuvent également avoir un effet inattendu sur des zones saines ou se révéler toxiques pour des organes qui ne sont pas ciblés. Grâce au soutien financier de la Fondation pour la Recherche Médicale, les équipes de Christophe Bernard et Georges Malliaras ont développé une micropompe révolutionnaire qui permet de délivrer un médicament dans le cerveau, au bon moment et au bon endroit. Outre une application dans l’épilepsie, cette méthode pourrait également avoir un intérêt dans les autres pathologies neurologiques. Gageons que cette technologie de pointe confirme son intérêt dans les expériences ultérieures.


Christophe Bernard, Institut de neurosciences des systèmes,Marseille
Georges Malliaras. l’Ecole Nationale Supérieure des Mines, Saint-Etienne
en collaboration avec l’Université de Linköping en Suède

Ostéoporose : une molécule efficace chez l’animal.

osteoporose.png« L’ostéoporose est une maladie qui se traduit par une perte de tissu osseux. Nous avons étudié les cellules qui dysfonctionnent lors de la pathologie, les ostéoclastes, et avons développé une molécule pour les bloquer. Nous l’avons ensuite administrée à des souris malades : cette molécule leur a permis de conserver une masse osseuse identique à celle de souris saines, et ce sans effet secondaire. Nous poursuivons nos travaux dans l’espoir de passer aux essais cliniques chez l’homme. »

Anne Blangy, Centre de recherche de biochimie macromoléculaire, Montpellier

Cancers du sein : identification d’une protéine impliquée dans la dissémination des cellules tumorales.

cancer-sein.png« Nous avons découvert qu’une protéine, la huntingtine, est impliquée dans la progression et l’agressivité des cancers du sein. Contrôlant le maintien entre deux cellules voisines, elle jouerait un rôle important lors du détachement des cellules de la tumeur et donc dans le développement des métastases. Cette découverte ouvre des perspectives thérapeutiques car on sait comment influer sur le taux de huntingtine. »

Sandrine Humbert, Institut des Neurosciences de Grenoble

Diabète : découverte d’un gène essentiel au fonctionnement des cellules pancréatiques.

diabete.png« Le diabète de type 1 est caractérisé par la destruction des cellules du pancréas, qui produisent l’insuline, cette dernière étant indispensable pour réguler le taux de sucre dans le sang. Nous souhaitons mettre au point une thérapie cellulaire, c’est-à-dire remplacer les cellules déficientes par des cellules saines générées en laboratoire à partir de cellules souches. Pour cela, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement des cellules du pancréas. Nous avons découvert que le gène Rfx6 est essentiel au maintien à un stade adulte des cellules pancréatiques et à la production d’insuline. Nous comprenons aujourd’hui mieux la transformation de cellules souches en cellules pancréatiques : cela pourrait contribuer au développement d’une thérapie cellulaire dans la maladie. »

Gérard Gradwohl, Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire, Illkirch

Antidépresseurs : une efficacité liée à la production de nouveaux neurones dans une région du cerveau.

antidepresseurs.png« Chez des souris qui présentent des signes de dépression suite à la mise en situation de stress, nous avons constaté qu’aucun nouveau neurone ne se forme dans une région du cerveau appelée hippocampe. Nous avons administré à ces souris un traitement antidépresseur : la production de neurones a repris et le stress a diminué. Les antidépresseurs favoriseraient donc la formation de nouveaux neurones dans l’hippocampe et ces derniers participeraient à la régulation des hormones du stress. Une découverte qui va bien au-delà du traitement de la dépression car le stress est source de nombreuses maladies ! »

Alexandre Surget, Unité Inserm, Tours

Maladie d’Alzheimer : mise en évidence d’un biomarqueur pour un diagnostic précoce.

alzheimer.png« Notre étude a été menée à partir des données d’une cohorte de patients suivis pendant 10 ans : tous en bonne santé initialement, ils ont été suivis en s’attachant particulièrement à l’apparition et à la progression d’une démence. Grâce à des techniques d’imagerie cérébrale, nous avons identifié un biomarqueur qui pourrait permettre d’aider au diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer, bien avant l’apparition des premiers symptômes. Ce biomarqueur est localisé au niveau de l’hippocampe, le centre de la mémoire. »

Hélène Amieva, Université Victor Segalen, Bordeaux

Maladies oculaires : le blocage de la protéine Slit2 comme nouvelle stratégie thérapeutique.

oculaires.png« Certaines maladies oculaires comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) se caractérisent par une altération de la rétine, due à une croissance anormale des vaisseaux sanguins dans cette zone. En bloquant la protéine Slit2 chez des animaux malades, nous avons réussi à réduire la croissance et les ramifications des vaisseaux rétiniens anormaux. Ces travaux suggèrent que les traitements ciblant la protéine Slit2 pourraient être bénéfiques pour les patients atteints de maladies oculaires comme la DMLA. Nos travaux sont porteurs d’espoir car ces maladies représentent la principale cause de cécité dans les pays industrialisés. »

Alain Chedotal, Unité Inserm à l’Institut de la Vision, Paris

Insuffisance cardiaque : une nouvelle molécule thérapeutique en développement.

insuffisance-cardiaque.png« Nous avons montré, chez l’animal, que l’activation d’une protéine nommée Epac1 menait à l’hypertrophie cardiaque, un processus physiologique qui précède l’insuffisance cardiaque. A l’inverse, un animal génétiquement modifié qui ne la fabrique plus est protégé de cet effet délétère. Nous avons découvert un inhibiteur de la protéine Epac1 qui prévient nettement l’hypertrophie de cellules cardiaques en culture. Nous avons déposé un brevet pour cette stratégie thérapeutique et nous poursuivons nos travaux pour optimiser cet inhibiteur. »

Franck Lezoualc’h, Institut des maladies métaboliques etardiovasculaires, Toulouse

Accident vasculaire cérébral : un nouvel anticorps-médicament pour atténuer les effets néfastes du traitement.

avc.png« Nous avons découvert que la molécule tPA, utilisée comme traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC), a des effets secondaires : elle augmente la mort des neurones et altère la paroi des vaisseaux. Nous avons donc décidé de développer une stratégie qui inhibe ses effets néfastes tout en préservant ses effets bénéfiques. Dans un premier temps, nous avons réussi à mettre en évidence les mécanismes responsables de ces deux effets délétères. Forts de ces connaissances, nous avons développé un anticorps médicament susceptible de les bloquer. Nous avons déposé un brevet pour cette stratégie thérapeutique. »

Denis Vivien, Unité « Sérine protéases et physiopathologie de l’unité neurovasculaire », Université de Caen

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